Association pluraliste de gauche à Sallanches 74700. Soutien aux élus de la liste "Sallanches Autrement"
J'ai déjà abordé X fois le sujet de non-transport en commun sur Sallanches.
Mais aujourd'hui, je m'adresse à vous que je connais le mieux : comment puis-je assister à quelque spectacle donné à la salle Léon Curral, manifestation festive en ville ou tout simplement me poser avec un livre au bord d’un lac, quand le beau temps m'attire au dehors, participer à une réunion (lecture de poèmes ou conseil municipal, etc)
alors que je ne possède pas de moyen de transport ou quand je suis en "crise aigüe" et que j'ai du mal à me déplacer (les bâtons de marche ne font pas tout) ? Ce problème m'empoisonne la vie depuis une vingtaine d'années. J'ai fait et je fais toujours toutes mes démarches à pied ; bien sûr, j'y trouve du plaisir (j'aime marcher et si je le peux, je fais encore quelques randos mais leur durée diminue dans le temps...)
Seulement, depuis quelques années et encore plus aujourd'hui, ça me freine dans toutes mes perspectives de loisirs, tentatives d'activités bénévoles, etc.
ET surtout, je pense ne pas être la seule habitante de Sallanches à rencontrer ce problème de déplacement (Marianne me l'a eu confirmé.)
Vous êtes-vous déjà posé cette question : comment font celles et ceux qui n'ont pas de voiture sur notre commune ?
Je suis en contact avec l'Equipe Territoriale du handicap (CAMS du Faucigny), afin d'essayer d'obtenir une prestation de compensation pour m'acheter un scooter adapté à mes problèmes de santé. Je monte un dossier avec l'aide de mon médecin et le soutien de ma fille. Cela me dépannerait toujours, mais pas dans toutes les situations énumérées ci-dessus et en tout cas, pas par mauvais temps.
Quand je travaillais encore, rares sont les fois où quelqu'un s'est préoccupé de mes difficultés (même avec certificats médicaux à l'appui !)
Je termine par cette phrase que j’ai mise à la fin de « mon projet de vie », pièce à fournir dans le dossier que je prépare pour le CAMS : « La maladie m’a privée de ma vie active, je n’ai quasiment plus de vie sociale et pas de vie associative. Et moralement, c’est très dur car la solitude et l’isolement me pèsent… »
Marie-Claude PERRIN