Association pluraliste de gauche à Sallanches 74700. Soutien aux élus de la liste "Sallanches Autrement"
Extrait du compte-rendu des débats lors du conseil municipal du 30 janvier. L'intégralité est consultable sur ce blog, rubrique "en direct des élus"
Madame ASSELINEAU-BORREL indique que l’on parle de débat d’orientation budgétaire et souligne qu’il est vrai que Monsieur LAURENT présente toujours très bien les choses, sauf que l’on ne peut pas parler de débat puisqu’il parle tout seul et regrette que cette délibération soit débattue en janvier 2009 au lieu du mois de décembre 2008 et il en va de même pour le budget qui sera voté en mars 2009.
De plus il a été indiqué lors des vœux du Maire que les taux des impôts locaux ne seraient pas augmentés.
Y a-t-il des commissions qui travaillent pour préparer le débat d’orientation budgétaire ? Il y a des commissions sociale, culture ; notamment pour cette dernière, Madame ASSELINEAU-BORREL a appris que certaines subventions culture avaient été refusées sans qu’il en soit discuté en commission, il en va de même pour le social.
Madame ASSELINEAU-BORREL s’attaque au fonctionnement de la municipalité, l’équipe a l’impression que toutes les décisions sont prises et qu’on est là en tant que « potiche » alors que ses deux collègues déjà présents au précédent mandat ont montré leur capacité à être constructifs dans le débat public. Elle estime que dans la gestion actuelle, même si Monsieur LAURENT est brillant, il serait bien de créer une commission finances.
Monsieur LAURENT répond qu’il ne voyait pas l’utilité de créer une commission finance pour aider les associations, qui aurait pour conséquence de s’immiscer dans leur propre gestion. En ce qui concerne le débat d’orientation budgétaire, un certain nombre de dépenses qui ont un caractère non négligeable en matière d’investissement représentent 50 % de l’enveloppe budgétaire et trouvent leur origine dans des opérations antérieures à la présente équipe municipale.
Madame ASSELINEAU-BORREL conteste le fonctionnement du Conseil Municipal et de la Mairie car les décisions sont prises avant toutes discussions et pense que c’est une offense au droit de vote et une insulte aux électeurs. Une municipalité doit être au service de tous et ce n’est pas la propriété d’une équipe.
Monsieur LAURENT répond que l’équipe agit dans l’intérêt des citoyens.
Madame ASSELINEAU-BORREL ajoute que le débat d’orientation budgétaire n’aborde que la partie investissement, il y a quand même la partie fonctionnement et Monsieur LAURENT a indiqué qu’il serait bien de faire des économies. Effectivement pourquoi ne pas faire des économies mais en tout cas l’équipe souhaite offrir un service public de qualité maximum aux citoyens, et surtout dans le contexte économique actuel, ce qui est indispensable, c’est de donner des moyens à la population d’accéder aux besoins essentiels adaptés aux revenus des ménages, se loger, se soigner, éduquer les enfants, se cultiver dans un environnement protégé.
Monsieur BORREL intervient sur la forme du fonctionnement : Il est vrai que l’équipe a fait un mandat de 7 ans et cela a fonctionné de manière correcte entre la majorité municipale et l’opposition, c’est vrai que ce mandat actuel est complètement différent, aujourd’hui l’équipe ne sait rien de ce qui se passe, elle est occultée de tout. Monsieur BORREL qui fait partie de la commission d’appel d’offres, découvre des projets en commission tels que la restructuration du groupe Jules Ferry, et bien d’autres projets.
Madame GOURICHON souhaite appuyer les propos de Madame ASSELINEAU-BORREL avec laquelle elle est complètement d’accord. C’est de ne pas laisser tomber tous les services qui existent, certains diminuent dans leur intensité de service public rendu aux familles telle que la crèche familiale, et on néglige un service école de musique - espace musiques. On a l’impression qu’on laisse tomber de l’existant qui ne se voit pas trop et on laisse péricliter les choses. Pour renchérir les propos de Monsieur BORREL, Madame GOURICHON est complètement d’accord sur la non transparence, notamment en commission sociale où il a été décidé de ne pas augmenter les subventions sans discussion entre les membres de la commission. L’équipe regrette d’être mise devant le fait accompli.